Agence France Presse - Bureau de Gaza

(وكالة الانباء الفرنسية ( ايه. اف. بي

17 mai 2026

 

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L’Agence France Presse Gaza a ouvert en 1993, dans le sillage des accords d’Oslo. Installée depuis 2015 au 11e étage de la Tour Hajji [برج حجي ], elle a été ciblée et détruite intentionnellement le 2 novembre 2023. Avant la guerre, elle employait 10 personnes.

Ses bureaux abritaient un fonds professionnel papier et numérique important constitué par les journalistes au fil des ans depuis l’ouverture de l’Agence. Ce fonds comportait des livres, des revues, des archives professionnelles et personnelles. Tout a été détruit.

Depuis le 7 Octobre 2023, la presse internationale est interdite à Gaza, mais les journalistes gazaoui.e.s — dont les journalistes AFP Gaza — sont les seul.e.s en mesure de documenter les crimes de guerre à visée génocidaire qui sont commis partout sur l’ensemble du territoire. Les journalistes AFP Gaza ont du évacuer la tour lors des bombardements du 2 novembre 2023. Une caméra de l’agence — disposée à dessein au dixième étage de la tour pour documenter les bombardements — a filmé les tirs en direct.

Mais l’équipe AFP Gaza a continué jusqu’en 2024 son travail dans les conditions difficiles du déplacement forcé. Les logements personnels des journalistes ont été, eux aussi, détruits intentionnellement les uns après les autres. Aujourd’hui, le chef du bureau AFP Gaza couvre toujours la guerre depuis Chypre. Les bureaux de l’AFP à Gaza, délibérément visés par l’armée israélienne, comme tous les autres média détruits par Israël, sont devenus un symbole de la liberté d’informer en temps de guerre.

Entre août 2024 et juillet 2025, 66 journalistes et autres professionnels des médias ont été tués par l’armée israélienne : depuis le début de la guerre, plus de 200 journalistes ont perdu la vie à Gaza (Lam Trong, 2025)

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Dénomination

Typologie : Bureau d’agence de presse
Date de création : 1993
Date de destruction : 2 novembre 2023 (Europe 1, 2024)
Dénomination en Arabe : (وكالة الانباء الفرنسية ( ايه. اف. بي
Translittération : Wikālat al-anbāʾ al-faransiyya (AFP)
Dénomination en Français et en Anglais : Agence France Presse Gaza

 
 
Adresses et localisations

Établissement : Tour Hajji (برج حجي) à l’ouest du Quartier Rimal, près du port dans Gaza ville.
Trois derniers étages du bâtiment.
Autre site : Fl., Ne’mah Trading Tower Bld., Sa’ed Bin Al-Ass St., près de la mosquée Al-Kanz, Al-Rimal, Gaza [1]
Site internet : Pas de réseau social dédié AFP Gaza.
Jusqu’en 2024, tout était publié sur le site et le réseaux sociaux de l’AFP
Twitter/X

 

État des lieux avant le 7 octobre 2023 :

Date de création et historique

L’AFP Gaza est une antenne de l’Agence France-Presse (AFP), fondée en août 1944 au moment de la Libération de Paris, dans l’élan d’une liberté d’informer reconquise après les années de régime de Vichy, de collaboration et d’occupation. Elle est l’héritière d’Havas qui a été la première agence de presse jamais créée au monde, et vise à fournir une couverture complète de l’actualité sous forme de contenus textuels et audiovisuels.

Son réseau regroupe aujourd’hui 2 600 collaborateurs dont 1 700 journalistes actifs dans 260 villes réparties à travers 150 pays. Elle fournit l’information en six langues : français, anglais, espagnol, portugais, allemand et arabe. Elle est un véritable pilier de la presse internationale [2]. L’AFP compte plusieurs antennes au Moyen-Orient. Elle est l’un des rares médias internationaux, avec Al-Jazeera et Reuter, à disposer d’un bureau à Gaza.

L’AFP ouvre son bureau dans la bande de Gaza en 1993, dans le sillage de l’ouverture des négociations d’Oslo. Ces accords, orchestrés par Bill Clinton, ont été signés en 1995 à Washington par le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le président du comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) Yasser Arafat [3].

Ces accords avaient notamment pour objectif de mettre en place une « autorité intérimaire autonome » pour les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Le retrait des forces armées israéliennes de certains territoires palestiniens a été l’objet de discussions. C’était une période de « détente » dans la guerre, qui a permis aux médias internationaux de venir s’installer dans la bande de Gaza.

L’antenne de l’AFP à Gaza est rattachée directement aux bureaux de l’agence à Jérusalem (Lam Trong, 2025).

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Bureaux de l’AFP dans la tour Hajji, Gaza.
Source : AFP

Bâtiment

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Espace de travail
dans les bureaux de l’AFP Gaza
Source : Documentaire « Inside Gaza », Arte, 2025.

À partir de 2015, l’AFP Gaza s’installe dans la tour Hajji — nom de famille du propriétaire du bâtiment — dans le quartier Rimal (al-Rimāl) qui fait face à la mer. Les bureaux bénéficient d’une vue surplombante sur la ville. L’AFP occupait les trois derniers étages et le toit terrasse de l’immeuble. Cette situation privilégiée a permis à l’agence de diffuser les images des bombardements depuis le 7 octobre 2023 [4].

La tour Hajji [برج حجي, Burj Ḥajjī] abritait aussi d’autres médias internationaux. La chaîne de télévision qatarienne Al-Jazeera et l’entreprise médiatique palestinienne Ain Media y possédaient des locaux [5]. Environ 70 médias, dont des stations de radio locales, des agences de presse, des tours de diffusion et des centres de formation pour journalistes ont été partiellement ou entièrement détruits depuis le 7 octobre 2023 (Forbidden stories — Péruchon, 2024). Situés dans une zone de conflit interdite aux journalistes étrangers, les bureaux de l’AFP Gaza sont devenus, tout comme les autres médias présents sur place et assiégés, un symbole de la liberté d’information par temps de guerre et de génocide.

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Vue aérienne de la ville de Gaza. La tour Hajji se trouve au centre de la photo.
Source : The Times
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La tour Hajji, à gauche sur la photographie, dans le quartier al-Mina.
Source : « Hidden Palestine », 2 novembre 2020.

Équipements

Les bureaux de l’AFP Gaza comprenaient une pièce dédiée aux serveurs informatiques, ordinateurs, et caméras. Entre octobre et novembre 2023, une caméra fixe a été installée au dixième étage de la tour, connectée directement au serveur, rendit possible une diffusion rapide des images (Lam Trong, 2025).

 

Archives

Les bureaux abritaient un fonds d’archives important constitué par les journalistes au fil des années depuis l’ouverture de l’Agence. Ce fonds était constitué de livres, de revues, et d’archives professionnelles « papier » et numérique. Des archives personnelles qui appartenaient aux journalistes étaient également stockées dans ces locaux. Adel Zaanoun, chef du bureau AFP Gaza témoigne :

J’avais des archives, qui étaient mes archives de travail en quelque sorte. Et j’avais un grand nombre de livres, je lis beaucoup. J’avais un lien de proximité fort avec mes livres et mes archives  » ( Zaanoun, 2026).

 

Personnel

L’AFP Gaza employait une équipe de dix personnes ( Zaanoun, 2026) dont des journalistes (photographes, rédacteurs, caméramans), un technicien et un comptable. Certains d’entre eux y travaillaient depuis deux, voire trois décennies [6]. Une seule personne de l’AFP est restée à Gaza, n’ayant pu être évacuée en raison d’un problème technique. La question de son évacuation en avril 2026 était de nouveau d’actualité.

Le documentaire « Inside Gaza » (Lam Trong, 2025) propose de suivre quatre des membres permanents du bureau de l’AFP Gaza lors de la fermeture de l’enclave à partir d’octobre 2023 :

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Mai Yaghi, reporter de l’AFP Gaza
Documentaire « Inside Gaza », Arte, 2025.
  • Mai Yaghi : Reporter AFP. Gazaouie d’origine, elle vit aujourd’hui à Londres [7].
  • Adel Zaanoun : Directeur du bureau de l’enclave depuis 30 ans. Il reçoit un prix spécial du comité du Prix Albert Londres le 25 octobre 2025 [8]. Il a été évacué de Gaza en avril 2024 et réside depuis à Chypre d’où il continue de couvrir la guerre [9].
  • Mohammed Abed : Photographe à l’AFP depuis 20 ans, il a couvert des guerres à Gaza, des conflits en Libye et en Égypte [10].
  • Mahmud Hams : Photographe pour l’AFP depuis 2003. Il est né à Gaza. Il a reçu plusieurs prix pour ses reportages sur la guerre à Gaza et en Palestine. Il a remporté le premier prix dans la catégorie « Actualités en série » de la 10e édition des Istanbul Photo Awards. Depuis 2024, il réside au Qatar et y travaille pour l’AFP [11].
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De gauche à droite : Mohammed Abed (photographe AFP) ; Adel Zaanoun (directeur du bureau AFP Gaza) ; Mahmud Hams (photographe AFP) dans les locaux de l’AFP Gaza, le 10 octobre 2023.
Documentaire « Inside Gaza », Arte, 2025.}

L’AFP fait également appel à des correspondants locaux et travaille de manière étroite avec plusieurs collaborateurs :

  • Youssef Hassouna : Pigiste pour l’AFP depuis 2014. Il se trouve toujours à Gaza, où il a déjà été déplacé plus de dix fois. Depuis le début de la guerre, il est l’un des principaux journalistes vidéo indépendants travaillant sur place pour l’AFP.
  • Belal al-Sabbagh : a commencé à travailler avec l’AFP en 2017. Il a quitté Gaza en avril 2024 avec sa femme et sa fille.

Tous deux ont remporté le prix Rory Peck qui récompense chaque année les meilleurs pigistes journalistes reporters d’images (JRI), pour leur couverture de la guerre dans le territoire palestinien [12].

  • Bachar Taleb : Photographe gazaoui. Il collabore avec l’AFP depuis quinze ans, et vit encore à Gaza avec sa famille dans les ruines de sa maison.
  • Yahya Hassouna : Journaliste Reporter d’Image de l’AFP à Gaza depuis 2009. Il a couvert les bombardements dans la bande de Gaza en octobre 2023.

Destructions et vandalisme avant le 7 octobre 2023

Il y a peu d’informations sur l’emplacement des bureaux de l’AFP avant 2015. Un article datant de 2012 évoque un bâtiment de huit étages situé également dans le quartier de Rimal ( Zaanoun, 2026). Les bureaux de l’AFP Gaza occupaient alors le quatrième étage de ce bâtiment dans les étages inférieurs duquel se trouvait aussi un centre commercial. Ce bâtiment a été endommagé par des bombardements israéliens en novembre 2012 [13].

D’après le témoignage d’Adel Zaanoun, les bureaux de l’AFP, alors installés dans le bâtiment Nimé (نعمة) auraient également été atteints par des tirs de l’armée israélienne en 2014. Ces bombardements, qui visaient d’autres bureaux, ont touché le sixième étage de l’immeuble ( Zaanoun, 2026). Il ne nous a pas été possible de déterminer s’il s’agit du même bombardement (avec une erreur de date) ou d’un autre.

 

Description de l’état actuel

Depuis le 7 octobre 2023, Gaza est en guerre totale et sous blocus. La presse internationale n’est pas autorisée à circuler, et les journalistes étrangers ont dû quitter l’enclave. Les journalistes palestiniens sont donc les seuls à pouvoir documenter la guerre et rendre compte de la situation sur le terrain (Zaanoun, 2026). Dès les premiers jours de la guerre, afin d’assurer la sécurité de ses employés, l’AFP Gaza a prit l’habitude de transmettre systématiquement les coordonnées de localisation à l’armée israélienne (Europe 1, 2024).

Dans ce contexte, l’AFP Gaza travaille toujours mais avec une équipe réduite : une rédactrice, six vidéastes et trois photographes. Toutes et tous sont gazaoui.e.s. Ces journalistes, souvent jeunes, subissent les violences de la guerre. Leurs proches sont blessés et tués. Leurs conditions de vie sont gravement détériorées, en raison d’une pénurie persistante de nourriture et d’eau potable dans le territoire [14].

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Journaliste en train de filmer les bombardements depuis la terrasse de la tour Hajji.
Source : Documentaire « Inside Gaza », Arte, 2025.}

Dès le 13 octobre 2023, un million de personnes sont sommées d’évacuer le nord de la bande de Gaza. En pleine nuit, les huit employés de l’AFP Gaza – des Gazaouis qui travaillent pour l’agence depuis des années – doivent abandonner la tour. Cependant, avant de quitter les lieux, ils installent une caméra au dixième étage. Alimentée par des panneaux solaires, elle filme et diffuse en continu des images de la ville. Des images qui sont toutes scrutées et reprises par les médias internationaux. Un membre de l’agence passe régulièrement vérifier son fonctionnement (Carpentier et al. 2024).

L’AFP Gaza est pratiquement le seul média qui permet au monde d’avoir des contenus audiovisuels sur la guerre, malgré une campagne de discrédit menée par les autorités israéliennes. Mohammed Abed explique que certains de ses clichés ont été discrédités par l’armée israélienne, qui les a qualifiés de montages au seul motif qu’ils avaient été réalisés par un journaliste gazaoui (Lam Trong, 2025).

L’équipe est finalement évacuée de la bande de Gaza en avril 2024.

Premier bombardement : 10 octobre 2023 [15].

Ce premier bombardement et premier crime de guerre ne touche pas directement les journalistes de l’AFP.

L’armée israélienne annonce vouloir bombarder la tour Hajji dans laquelle sont hébergés les bureaux de l’AFP. Trois journalistes membres des agences de presse Khabar et Al-Khamsa News se rendent alors sur place pour couvrir l’évacuation des civils, tout en se tenant à l’écart de la tour en se mettant à l’abri de la tour Babel voisine [16]. Ces trois journalistes étaient clairement identifiables par leurs gilets et leurs casques.

Et c’est finalement leur position qui est bombardée par l’armée israélienne, et non la tour Hajji – comme l’avait annoncé l’armée. Mohammed Subh, photographe de 34 ans, et Saeed Al-Taweel, rédacteur en chef de 37 ans sont tués. Hisham Alnwajha, 27 ans, est très gravement blessé. Il est transporté à l’hôpital Al-Shifa où Il meurt de ses blessures.

Second bombardement : 2 novembre 2023

Second crime de guerre. La tour Hajji, qui héberge les bureaux AFP, est ciblée par des tirs de chars israéliens. Les locaux avaient déjà été évacués. Tous les bureaux et les équipements sont détruits (Europe 1, 2024).

La destruction du bâtiment a particulièrement affecté les journalistes de l’AFP : ils considéraient ces locaux comme une deuxième maison, et ils espéraient pouvoir y revenir un jour (Forbidden stories — Péruchon, 2024). Adel Zaanoun, chef de l’AFP Gaza, évoque combien ce bureau était pour eux « un lieu sûr, un refuge, à travers les crises et les guerres » (Europe 1, 2024).

Circonstances de la destruction

Une enquête a démontré qu’il s’agit d’une attaque ciblée de l’armée israélienne, et donc tout à fait intentionnelle. Cette enquête a été menée par l’AFP et Forbidden Stories, un réseau de journalistes d’enquête, et d’autres médias (Le Monde, ARI J, Paper trail media, Der Spiegel, The Guardian) (Forbidden stories — Péruchon, 2024). Quatre explosions détruisent la pièce qui contenait les serveurs informatiques, que l’on peut entendre distinctement dans Le live diffusé par la caméra installée sur la terrasse

Dans le cadre de cette enquête collective conjointe, une analyse faite par Le Monde et le média d’investigation allemand Paper Trail Media prouve que les tirs proviennent de chars israéliens positionnés à 3 km de l’immeuble et disposant d’un champ de vision et de tir dégagés sur la tour. Selon l’article du Monde qui précise la nature des tirs : « Plusieurs flashs lumineux sont visibles à distance, quelques secondes avant les détonations dans et/ou autour du bâtiment. Plusieurs experts ont établi une corrélation entre ces éclairs, marquant vraisemblablement l’origine des tirs, et les détonations [17] ».

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Position estimée du char à 3 km de la caméra le 2 novembre 2023, géolocalisée par Le Monde. Elle a été corroborée par l’analyse d’Earshot.
Earshot

À partir des destructions observées dans les bureaux de l’AFP, Adrian Wilkinson, ingénieur britannique, expert indépendant en explosifs ayant collaboré avec l’ONU et la Cour pénale internationale, estime qu’ils sont compatibles avec un « obus perforant » de calibre 120 mm M339 utilisé par les chars israéliens. Cet avis est partagé par cinq autres experts. Ces destructions montrent un trou béant sur la façade de l’immeuble, des gerbes d’éclat sur les murs et des débris (Europe 1, 2024).

L’enquête menée par Forbidden Stories écarte l’hypothèse d’une origine palestinienne des tirs. Les groupes palestiniens ne disposent ni de chars, ni de ce type de munition. Selon l’expert M. Wilkinson :

Aucun autre acteur ne dispose d’un système d’arme capable de tirer en ligne de mire avec une charge explosive de 2,3 kilos, ce qui est cohérent avec les dégâts causés à l’intérieur du bâtiment. Le type d’arme et sa précision, compatible avec un char israélien, indiquent que l’arme a atteint la cible qu’elle visait. Pourquoi a-t-elle été tirée ? Je ne suis pas en mesure de commenter. »

—  Europe 1, 2024.

Un tweet publié par l’AFP le 3 novembre 2023 mentionne que « le bureau de l’AFP, qui a été bombardé à plusieurs reprises par Israël, a été gravement endommagé par une frappe sur le bâtiment, selon un membre de l’équipe qui s’est rendu sur place. » [18].

L’explosion a également crevé des réservoirs d’eau situés sur le toit.

Le film « live » enregistré par la caméra installée au dixième étage n’a cependant pas été interrompu par l’explosion (Challenges 2024). Les tirs ne l’ont pas touchée et donc pas détruite. Aujourd’hui, on peut encore visionner le film, disponible en ligne, qui montre le moment même de la destruction des bureaux. La caméra disposée par l’AFP Gaza pour documenter les destructions de Gaza a donc fini par enregistrer la destruction de l’AFP Gaza elle-même (Challenges 2024). La caméra s’arrête de fonctionner quelques jours plus tard seulement , le 12 novembre : plus personne n’était en mesure de venir la relancer [19].

Les coordonnées GPS du bâtiment avaient été transmises à plusieurs reprises à l’armée israélienne (Agence France Presse 2023).

L’armée israélienne dément toute attaque sur la tour Hajji (Forbidden stories — Péruchon, 2024). Elle nie avoir directement visé le bâtiment et mentionne des « débris » qui auraient pu endommager les locaux de l’AFP (Challenges 2024). « Il semble qu’il y ait eu une frappe des FDI (Forces de Défense Israéliennes) près du bâtiment pour éliminer une menace immédiate », a déclaré un porte-parole dans un communiqué, 25 juin 2024. Phil Chetwynd, directeur de l’information de l’AFP a répondu : « Nous n’avons pas d’indications que des combattants du Hamas se trouvaient dans l’immeuble le 2 novembre [20] »

Toutes les agences de presse qui possédaient une caméra sur leur toit ont été bombardées le même jour. Environ cinquante minutes avant les quatre bombardements contre les bureaux de l’AFP, une attaque a ainsi visé un bâtiment voisin, la tour Al-Ghifari, située à moins de 300 mètres. Le Palestinian Media Group (PMG) y avait installé ses bureaux au seizième étage. Plusieurs caméras diffusaient, elles aussi, des images en direct depuis ce bâtiment pour le compte, notamment, de l’agence américaine Reuters et de la chaîne de télévision saoudienne Al-Arabiya [21]. Une seconde bombe touche leurs locaux le 3 novembre.

Selon Adel Zaanoun, chef du bureau AFP Gaza :

Ils nous ont ciblé directement en tant que bâtiment de presse. Ils savaient parfaitement que ceci c’est l’AFP, ça c’est Reuters, ça c’est l’AP, ça c’est la BBC. Ils savent où sont ces bureaux. Je veux dire le camp israélien, l’armée israélienne, ils le savent parfaitement bien. Cela signifie que n’importe quel bombardement contre ces sites est intentionnel et direct. »

 
(They targeted directly as a media office. They know very well this is AFP, this is Reuters, this is AP, this is BBC. They know where are this offices. I mean Israeli side, the Israeli army, they know very well. It means that any targeting it will be direct).

— Zaanoun, 2026 (Traduit par Athéna).

Ce caractère systématique des destructions a permis aux journalistes de réaliser qu’ils étaient effectivement délibérément ciblés, avec leurs équipements, par l’armée israélienne (Lam Trong, 2025). Adel Zaanoun, chef du bureau AFP Gaza, précise :

« Tous dans cette guerre, touchés directement et indirectement, (...) tous les bureaux de presse, internationaux, locaux, régionaux, les chaînes arabes…tous. »  

 
(All in this war targeted directly and indirectly (...) all media offices, international, local, regional, arabic chanel… all of it).

Le PDG de Palestinian Media Group, Hassan Madhoun, déclare : « Ils nous ont donc pris pour cible. Nous diffusions les images sans les commenter. Mais les images semblent déranger l’armée israélienne [22]. »

Ces attaques des médias par l’armée israélienne se sont accompagnées de la destruction des domiciles des journalistes.

Adel Zaanoun témoigne que sa maison a été intentionnellement prise pour cible et détruite :

Quand ils ont visé ma maison, ils ont appelé mon voisin vingt minutes avant : “on veut cibler la maison d’Adel Zaanoun, s’il y a quelqu’un à l’intérieur veuillez leur demander de partir” [...] Il leur a dit : “Je suis un officier du renseignement, le renseignement israélien dans l’armée, c’est-à-dire le renseignement militaire. On va cibler.” Vingt minutes plus tard : un petit missile. Quelques minutes après : de plus gros missiles. (...) Ma maison était connue, ils savaient que c’était ma maison. »

 
(We want to target Adel Zaanoun house. If there is anyone inside the house, please ask them to leave” (...). He told them “I’m officer from intelligence, Israeli intelligence in the army” it’s mean military intelligence. “ We will target”. Twenty minutes after, a small rocket, few minutes after, big rockets (...). My house it’s known in my neighbourhood).

— Zaanoun, 2026 (Traduit par Athéna).

Dans un dossier de presse recensant les crimes et violations commis par Israël à l’encontre des journalistes depuis le 7 octobre 2023, fourni par le Syndicat des Journalistes Palestiniens en octobre 2024, traduit par l’Agence Médias Palestine, un paragraphe fait état des attaques sur les maisons des journalistes :

Les familles de journalistes ont payé un lourd tribut en raison de la profession de leur proche. Selon les chiffres de la « commission liberté » du Syndicat, 514 membres des familles de journalistes à Gaza ont été tué.e.s à la suite de frappes aériennes visant les domiciles et les lieux de déplacement de leurs proches journalistes. Le rapport indique que l’occupation israélienne a pris pour cible, par des frappes aériennes et des obus d’artillerie, environ 115 maisons appartenant à des familles de journalistes palestinien.ne.s à Gaza. Dans plusieurs cas, ce sont des familles entières de journalistes qui ont été rayées des registres d’état civil. Parmi elles et eux, le journaliste Hussam Al-Dabbaka d’Al-Quds TV a perdu sa femme et ses enfants lorsque leur appartement a été frappé et d’autres membres de sa famille ont trouvé la mort dans le camp d’Al-Maghazi. On y compte aussi le journaliste Mohammad Abu Hatab de Palestine TV, dont 11 membres de la famille, y compris sa femme, ses enfants et son frère, ont été tué.e.s, tout comme la journaliste Salam Mima, son mari et leurs trois enfants, Hadi, Ali et Sham, qui ont été tué.e.s quand une frappe aérienne a décimé leur maison dans le camp de Jabalia [23]. »
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Capture d’écran extraite du film pris par la caméra des journalistes de l’AFP Gaza, placée au sommet de la tour Hajji. Il documente les tirs qui ont provoqué la destruction de l’AFP Gaza
AFP
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La tour Hajji le 3 novembre 2023, le lendemain des tirs qui ont détruit l’AFP Gaza
Bashar Taleb (AFP)
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Photographie prise par un journaliste de l’AFP Gaza et reproduite sur le site Forbidden Stories. Elle montre la salle des serveurs de l’AFP qui était située au 11e étage de la tour Hajji après les tirs du 2 novembre 2023.
AFP
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Les destructions dans la salle des serveurs de l’AFP, au onzième étage de la tour Hajji
AFP
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L’espace de travail des journalistes de l’AFP après les bombardements
documentaire « Inside Gaza », Arte, 2025.

 

Réactions suite à la destruction des bureaux de l’AFP Gaza
 

Réactions de l’AFP

  • Premier communiqué AFP du 3 novembre 2023 [24] :

« L’AFP condamne la la frappe contre son bureau de Gaza. »

« L’AFP condamne avec la plus grande fermeté cette frappe sur son bureau de la ville de Gaza. La localisation de celui-ci est connue de tous et a été rappelée à plusieurs reprises ces derniers jours, précisément pour prévenir une telle attaque et permettre que nous puissions continuer de témoigner en images sur le terrain. Les conséquences d’un tel tir auraient été dévastatrices si l’équipe de l’AFP sur place n’avait pas évacué la ville. »
(Fabrice Fries, PDG de l’AFP)

« Il est essentiel que les journalistes travaillant à Gaza soient protégés et que le travail indispensable qu’ils effectuent sur le terrain soit respecté. »
(Phil Chetwynd, directeur de l’Information de l’AFP)

Aucun des huit membres du personnel ou collaborateurs permanents de l’AFP basés normalement dans la ville de Gaza ne se trouvait sur place au moment de l’impact. Tous ont été évacués vers le sud de la bande de Gaza le 13 octobre après l’ordre d’évacuation donné par l’armée israélienne aux civils vivant dans le nord de ce territoire.

L’AFP est la seule des trois grandes agences de presse internationales à disposer d’un « live vidéo » transmettant des images en direct de la ville de Gaza, qui n’a pas été interrompu malgré les importants dégâts causés par la frappe.

  • Second communiqué AFP. 4 novembre 2023 :

« L’AFP demande à Israël une enquête après la frappe contre son bureau de Gaza (Agence France Presse 2023). »

« L’Agence France-Presse a pris note des dernières déclarations d’un porte-parole de l’armée israélienne évoquant "une frappe de Tsahal à proximité (du bureau de l’AFP) qui pourrait avoir provoqué des débris." »

Ces seules déclarations ne permettent pas à ce stade d’expliquer l’ampleur des dégâts occasionnés au bureau de l’AFP, situé au dernier étage d’un immeuble de onze étages.

« Une frappe contre le bureau d’une agence de presse internationale envoie un message inquiétant à tous les journalistes travaillant dans des conditions aussi difficiles que celles prévalant aujourd’hui à Gaza. Il est essentiel que tous les efforts soient faits pour protéger les médias à Gaza… »
(Fabrice Fries, PDG de l’AFP)

 

Réactions de l’ONU

Irène Khan, rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à la liberté d’expression et d’opinion ajoute suite à ces bombardements : « Selon la loi humanitaire internationale, les infrastructures de presse sont des infrastructures civiles, donc les cibler équivaudrait potentiellement à un crime de guerre. » [25].

 

Réactions des agences de presse internationales

Plusieurs agences de presse internationales (BBC, Reuters, AFP) ont lancé un nouvel appel conjoint aux autorités israéliennes afin d’autoriser l’entrée des journalistes internationaux dans la bande de Gaza. Depuis la fin de l’année 2023, les seuls reporters étrangers à avoir pu accéder au territoire palestinien l’ont fait en accompagnant les forces israéliennes, leurs reportages étant soumis au contrôle et à la censure militaire [26]. Pour le moment il n’y a eu aucune réponse israélienne face à cette requête collective.

Selon le site Forbidden Stories : « Seuls les journalistes gazaouis peuvent rendre compte de ce qu’il se passe dans l’enclave. Ces derniers luttent quotidiennement pour survivre et trouver des endroits où se réfugier. Leurs lieux de travail, bien souvent, n’existent plus. Selon le Syndicat des journalistes palestiniens, près de 70 infrastructures de presse, dont des radios locales, agences de presse, tours de transmission et institutions fournissant des formations aux journalistes ont été partiellement voire entièrement détruites depuis le début du conflit. » (Forbidden stories — Péruchon, 2024)

 

Situation du personnel

En raison de l’interdiction d’entrée de la presse internationale dans la bande de Gaza à partir d’octobre 2023, l’AFP a été dans l’obligation de travailler au moyen d’une équipe réduite, composée seulement d’une rédactrice, six vidéastes et de trois photographes, tous Gazaouis. Du personnel a aussi été dépêché à la suite des bombardements pour soutenir l’équipe présente sur place mais il n’a pas été autorisé à entrer dans la bande de Gaza (Lam Trong, 2025).

Le 13 octobre 2023, l’AFP demande l’évacuation de son antenne de Gaza. Les membres du bureau doivent se rendre à Khan Younès, au sud de la bande de Gaza. Dans le même temps, ils cherchent à continuer au mieux leur travail. Installés dans un camp de déplacés, sans internet, avec peu de moyens de communication, et manquant de matériel, l’équipe a continué à couvrir la guerre, parvenant à rassembler du matériel de récupération. Adel Zaanoun a pu emmener son ordinateur. Certains membres de l’équipe se sont rendus dans la ville de Gaza pour documenter les événements sur le terrain (B. 2026).

Une partie de l’équipe AFP a ensuite quitté Khan Younès pour Rafah, de façon à continuer à documenter les événements dans le cas où l’une des équipes serait touchée ou tuée.

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Documentaire « Inside Gaza », Arte, 2025.
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L’équipe de l’AFP Gaza dans leur tente à Khan Younès
Documentaire « Inside Gaza », Arte, 2025.

La priorité donnée par l’AFP à la protection de ses salariés l’a conduite en parallèle à redoubler d’efforts pour permettre l’évacuation de ceux de ses employés et des membres de leur famille qui souhaitent quitter le territoire. Cette action passe notamment par des contacts avec Israël et d’autres gouvernements et a fait l’objet de démarches conjointes avec d’autres médias internationaux (Agence France Presse 2023).

Entre février et avril 2024, l’AFP aide certains membres des familles de salariés de l’AFP à quitter Gaza pour l’étranger [27], puis les journalistes – qui sont restés le plus longtemps possible pour couvrir les évènements (Lam Trong, 2025). Aujourd’hui, un employé de l’AFP vit toujours à Gaza, car il n’a pas pu être évacué. Le reste de l’équipe vit sinon désormais entre la Belgique, l’Egypte, Oman, l’Angleterre, le Qatar et Chypre. Le chef de bureau, Adel Zaanoun, couvre encore aujourd’hui Gaza depuis l’exil (B. 2026).

 

Journalistes en lien avec l’AFP ayant perdu la vie depuis le début de la guerre à Gaza

  • Moustapha Turaya : Vidéaste indépendant, collaborateur de l’AFP tué avec un collègue d’Al Jazeera le 7 janvier 2024 par un bombardement israélien qui aurait ciblé leur véhicule [28].
  • Abdoul Raouf Shaath : 34 ans, Journaliste Reporter d’Image indépendant et collaborateur régulier de l’AFP. Il a été tué par un bombardement israélien le 21 janvier 2026 [29].

 
Équipements, archives professionnelles et personnelles

L’intégralité du matériel du bureau AFP Gaza a été détruit dans l’attaque du 2 novembre 2023. Tout a disparu. Cependant, du matériel de récupération a été rassemblé par des collaborateurs d’AFP Gaza pour permettre aux journalistes restés sur place de couvrir la guerre depuis Khan Younès et Rafah. Ce matériel est ancien et non pérenne. Selon Adel Zaanoun :

« C’est important de le dire, ces [inaudible] ne sont pas stables, ne sont pas mis à jour, s’il y a un problème technique, on ne peut pas le régler. C’est très vieux. On parle de matériel très ancien, qui est toujours avec mes collègues. »

 
(It’s important to say, these [inaudible] are not fixed, not reformed,. If there is any technical problem, we can’t fix it. It’s very old. We’re speaking about very old equipment which is still with my colleagues). (B., 2026)

Les archives conservées dans le bureau et des objets personnels comme des photos de famille ont été intégralement détruits. Les journalistes AFP ont enfin subi les pertes occasionnées par les destructions consécutives aux attaques contre leurs maisons. Ils ont ainsi perdu l’intégralité de la documentation professionnelle et personnelle qu’ils conservaient à leur domicile (B., 2026).

 

Statut et utilisation du bâtiment après sa destruction, possibilités de restauration

Le bâtiment n’est plus occupé. Mais la guerre contre Gaza reste couverte par l’AFP depuis Chypre par Adel Zaanoun, chef du bureau de l’AFP Gaza, qui travaille en correspondance avec plusieurs journalistes pigistes restés sur place : ce sont eux qui fournissent des vidéos, des photos et des articles nécessaires au travail de journaliste (B., 2026).

 

Témoignage de Adel Zaanoun, chef du Bureau AFP Gaza

En tant que journaliste, il est possible de travailler n’importe où dans le monde, tourner dans des endroits dangereux. Mais si on est un journaliste en Palestine, le risque est encore plus grand. Si on est un journaliste à Gaza [...], on travaille au cœur de l’incendie constamment. Dans cette guerre ou n’importe quand. »

(As a journalist, you can work everywhere in the world, as a journalist you will work, you will shoot, you will work in dangerous area. But if you are a journalist in Palestine, the risk will be more. If you are a journalist in Gaza, […] you should work in the center of fire all the time. In this war or anytime).

[...]

On a tout perdu ce qui était dans le bureau, les meubles, les ordinateurs, tout perdu. Parce qu’il y a eu une frappe aérienne, des tirs de chars directement sur notre bureau. Cela a fait de gros dégâts (...) notamment le gros serveur, certaines caméras de vidéo, de live, le système. Tout ce qu’on utilisait on l’a perdu. Ça inclut aussi des objets personnels. »

(We lost everything, inside the office, including furnitures, computers, laptop, everything, we lost it. Because it was some airstrike, some tank shot, directly on our office. It cause big damages (...) including the big server, also some cameras, some videocameras, live cameras, system, everything we used, we lost it. That includes personal things).

[...]

Ma maison a été aussi complètement détruite. J’ai tout perdu. Mon cloud de (?). Je suis un professeur bénévole à l’université (NDLR : l’université du cinéma), j’enseigne. J’ai perdu beaucoup de choses, comme des livres, des choses que j’utilisais et que j’emmenais pour enseigner aux jeunes journalistes à l’université. »

(My house was completely destroyed also. I lost everything. My cloud of Gazan (?) I’m teacher at the university (NDLR : cinema university), volunteer i’m teaching. I lost a lot of things, including books, things I build to teach).

[...]

Tout, on a tout perdu, notamment des choses qui nous sont très chères comme nos photos, nos vidéos d’évènements, des archives…on a tout perdu. Pour moi ça a entraîné une grande souffrance, une grande tristesse… J’ai perdu des choses personnelles, des souvenirs : les événements de famille, comme mon mariage. J’avais environ 2000 photos de mon mariage. Je les ai perdues. J’en avais 6 cassettes vidéo car tous les journalistes ont filmé durant la fête, tous les collègues. J’ai tout perdu ! Les bijoux de ma femme, qu’elle a porté durant le mariage. On les a perdu lorsqu’ils ont détruit la maison. »

(Everything, we lost everything including very important, very emotional things like our pictures, our events videos, photos, archives… we lost everything. For me it was more suffering, more sad… I lost personal things, memory things : the events, family, like my wedding. I had about 2000 pictures. I lost it ! I had 6 video cassettes, because all the journalists were filming my wedding party, all my colleagues. Everything, I lost it ! The personal gold of my wife, it was on the wedding party she used it. Also we lost it in my house when they destroyed it).

On ne peut pas reprendre les mêmes photos, retrouver les mêmes archives. C’est très triste.

(You can’t retake the same photographs or recover the same archives. It’s deeply sad).

— Propos recueillis par Nicole B. : Entretien avec Adel Zaanoun, 15 min 21 s, mené en anglais le 26 mars 2026.

 

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Illustration de la tour Hajji, dans laquelle était située l’AFP Gaza
Oeuvre : Franck Bourgeron, mars 2026, dessin numérique

Franck Bourgeron est dessinateur, et fondateur de La Revue Dessinée. Il a récemment participé au livre 100 dessins pour Gaza aux éditions Massot.

 

Informations techniques

Numéro de fiche : 106
Lien avec d’autres fiches : Fiche 111 —Press House Palestine
Fiche 108 — Palestinian Media Group
Fiche 113 — Bureaux d’Al Jazeera à Gaza
Typologie : Bureau d’agence de presse
Auteurice(s) : Athéna, Nicole B, Paul Elani, Dominique Dupart, Fanny, Elcartemine, Vanessa VR
Date de création de la fiche : 02/03/2026
Date(s) de mise-à-jour : 5 et 6/03/2026 ; 9 et 16/03/2026 ; 30/03/2026 ; 02/04/2026

Références et bibliographie

  • B. 2026
    Nicole B, Entretien avec Adel Zaanoun, 15 min 21 s, mené en anglais le 26 mars 2026.
  • Lam Trong 2025
    Hélène Lam Trong, « Inside Gaza », Arte, 2025.
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